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Paris, le 19 mai 2026 - Avec 163 913 ordonnances d’injonction de payer délivrées en 2025 (+1,8 % sur un an), la capacité à déposer les ordonnances d’injonctions de payer devient un levier clé de maîtrise du risque crédit des entreprises. Dans ce contexte, Infogreffe lance une API dédiée aux injonctions de payer en masse, permettant aux acteurs économiques, et tout particulièrement les établissements financiers, les professionnels du recouvrement et les grandes entreprises, d’automatiser la dépose en masse de leurs requêtes auprès des tribunaux de commerce. Objectif : industrialiser les dépôts de requête en grande quantité, assurer un gain de productivité en réduisant les tâches manuelles et garantir un haut niveau de conformité et de sécurité.Une API conçue pour automatiser et sécuriser les traitements Jusqu’alors, le Tribunal Digital reposait sur un mode de saisie unitaire des requêtes en injonction de payer, une approche qui ne répondait pas aux besoins des structures traitant d’importants volumes de recouvrement de créances.Avec cette nouvelle API, Infogreffe propose une interface simple et entièrement dématérialisée pour permettre aux utilisateurs d’envoyer en une seule opération un volume important de requêtes, directement depuis leurs outils internes.Au-delà de l’automatisation, la solution intègre des mécanismes de contrôle qui s’appuient sur les mêmes exigences que celles du Tribunal Digital. Chaque requête est traitée individuellement afin d’assurer la fiabilité globale du processus, sans bloquer l’ensemble des flux en cas d’anomalie. En cas d’erreur, un retour détaillé est fourni, permettant aux utilisateurs de l’API d’identifier précisément les motifs de non-transmission et d’apporter les corrections nécessaires pour procéder à un nouvel envoi.En cas de validation et donc de transmission aux greffes, l’API retourne une référence provisoire et transforme la requête au format CERFA.Une continuité avec le Tribunal Digital pour le suivi des procédures Les requêtes transmises aux greffes via l’API s’intègrent pleinement dans l’écosystème existant entre les greffes et le Tribunal Digital. Elles sont accessibles depuis le tableau de bord du Tribunal Digital, permettant aux utilisateurs de suivre l’avancement de leurs dossiers dans un environnement sécurisé.Cette continuité garantit une expérience fluide, depuis l’envoi automatisé des requêtes jusqu’au suivi des saisines transmises au greffe, avec un accès aux informations essentielles et aux documents générés, notamment les requêtes au format CERFA.Une nouvelle étape dans la digitalisation de la justice commerciale Avec le lancement de cette API, Infogreffe poursuit sa stratégie de développement de services numériques adaptés aux besoins des acteurs économiques.En facilitant l’industrialisation des démarches judiciaires, cette solution contribue à fluidifier les échanges entre les entreprises et les juridictions commerciales, tout en fournissant un outil puissant et particulièrement efficace dans le recouvrement de créances.Découvrez le service en vidéo !
Le mois d’avril 2026 confirme les grandes tendances observées depuis le début de l’année : une création d’entreprise qui résiste, mais un environnement économique toujours fragilisé, marqué par une hausse des défaillances et surtout une explosion des radiations.Avec 58 100 immatriculations (+1,1 %), 5 592 entreprises en difficulté (+3,2 %) et 76 332 radiations (+143,2 %) par rapport à avril 2025, ce mois met en évidence un phénomène de rotation particulièrement intense du tissu entrepreneurial.Dans le même temps, le nombre total d’entreprises actives en France continue de progresser.Immatriculations : une dynamique toujours présente, portée par certains territoires et secteursLa création d’entreprise reste globalement orientée à la hausse, mais à un rythme modéré. Cette progression masque toutefois des disparités territoriales marquées.Certaines régions enregistrent une progression soutenue des immatriculations :
- Occitanie : +7,9 %
- Grand Est : +7,5 %
- Martinique : +28,5 %
- Mayotte : +62,9 %
Ces évolutions montrent que la dynamique entrepreneuriale demeure active sur une partie du territoire, y compris en outre-mer où les créations d’entreprises accélèrent fortement ce mois-ci.Sur le plan des formes juridiques, les commerçants tirent la dynamique avec 22 164 immatriculations (+4,6 %), confirmant le rôle moteur des activités commerciales dans la création d’entreprise.À l’inverse, les sociétés civiles immobilières (SCI) reculent (-3,1 %), dans un contexte de marché immobilier plus incertain et de conditions de financement plus contraignantes.Des choix sectoriels révélateurs du contexte économiqueL’analyse sectorielle met en évidence des arbitrages de plus en plus marqués chez les entrepreneurs.Les activités d’information et communication enregistrent une forte progression (+31,3 %), traduisant l’essor des métiers du numérique, du conseil digital et des services liés à la transformation technologique des entreprises.Les activités de services administratifs et de soutien progressent également (+11,5 %), portées par des besoins croissants d’externalisation et de flexibilité des organisations.À l’inverse, plusieurs activités ralentissent fortement :
- Hébergement-restauration : -24 %
- Activités financières et d’assurance : -12,8 %
Ces secteurs restent confrontés à des coûts élevés et à des contraintes de financement plus importantes.Radiations : une hausse exceptionnelle portée par les radiations d’officeAvec 76 332 entreprises radiées, le mois d’avril se distingue par une hausse importante (+143,2 % sur un an). Ce niveau particulièrement élevé marque une accélération brutale des radiations d’entreprises.Des dynamiques sectorielles en forte évolutionLes radiations progressent fortement dans plusieurs secteurs, mais avec une configuration différente de celle observée les mois précédents.Les hausses les plus marquées concernent :
- Transports et entreposage : +592,8 %
- Commerce et réparation automobile : +183,9 %
- Industrie manufacturière : +150,8 %
Contrairement au mois précédent, où les services et les activités intellectuelles étaient davantage concernés, ce sont ici des secteurs plus traditionnels et fortement exposés aux coûts (énergie, logistique, matières premières) qui enregistrent les plus fortes hausses.Cette évolution illustre le caractère mouvant des tensions économiques, qui se diffusent progressivement d’un secteur à l’autre.Une explosion des radiations d’officeL’analyse des motifs de radiation apporte un éclairage essentiel.Les radiations d’office enregistrent une hausse exceptionnelle de +643 %, représentant une part majeure des sorties du mois.Elles concernent en grande majorité les entrepreneurs individuels, avec 41 801 radiations d’office sur 49 665.Ce phénomène s’explique par des opérations de mise à jour du registre, mais aussi par une accumulation de situations de non-conformité administrative (absence de dépôt de comptes, défaut de déclaration, inactivité prolongée).Il traduit une fragilité structurelle d’une partie des petites entreprises, souvent plus vulnérables face aux obligations administratives et aux tensions économiques.Les radiations suite à une procédure collective progressent également (+21,5 %, soit 13 544 cas). Cette hausse reflète l’augmentation des situations où la poursuite de l’activité devient impossible, malgré les dispositifs de prévention des difficultés mis à disposition des entrepreneurs.À l’inverse, les radiations volontaires reculent légèrement (-3,4 %), signe que les cessations d’activité sont moins souvent anticipées et davantage subies.Entreprises en difficulté : des fragilités toujours présentesEn avril 2026, 5 592 entreprises sont entrées en procédure collective, soit une hausse de +3,2 % sur un an.Si la progression reste contenue, elle confirme une tendance de fond : les difficultés ne diminuent pas.Des écarts territoriaux significatifsCertaines régions connaissent une forte augmentation des défaillances, notamment :
- Bourgogne-Franche-Comté : +34,2 %
- Guyane : +73,3 %
- Nouvelle-Aquitaine : +12,8 %
À l’inverse, des reculs sont observés en :
- Corse : –26,8 %
- Centre-Val de Loire : –21,4 %
Ces écarts traduisent une géographie des difficultés hétérogène, dépendante des dynamiques économiques locales et de la structure des tissus entrepreneuriaux.Des secteurs en tension et une évolution des procéduresLes ouvertures de procédures collectives progressent particulièrement dans :
- les activités de services administratifs et de soutien (+31,4 %)
- les activités immobilières (+23 %)
- les autres activités de services (+20,2 %)
À l’inverse, le commerce recule (-9,9 %), après avoir été fortement touché les mois précédents.Sur le plan des procédures, les redressements judiciaires augmentent de +25 %, traduisant une volonté accrue de maintenir l’activité et de restructurer les entreprises.En parallèle, les procédures de sauvegarde reculent (-8 %), ce qui peut indiquer une mobilisation encore insuffisante des dispositifs préventifs.À noter également la forte progression des défaillances parmi les SCI (+68 %), directement liée aux tensions sur le marché immobilier et aux conditions de financement.Conclusion : un tissu entrepreneurial dynamique, mais sous pressionLe mois d’avril 2026 met en lumière un paradoxe persistant :la création d’entreprise se maintient, mais les sorties et les difficultés restent élevées.La forte hausse des radiations, en particulier d’office, souligne l’importance des enjeux de conformité et de suivi administratif pour les entreprises.Parallèlement, la progression des procédures collectives et des redressements judiciaires confirme que de nombreuses structures tentent encore de s’adapter à un environnement économique exigeant.
Dans ce contexte, le tissu entrepreneurial français demeure dynamique, mais évolue dans un cadre de plus en plus contraint, marqué par une rotation élevée et des fragilités diffuses.
Paris, le 16 avril 2026 - Infogreffe, en partenariat avec OpinionWay, publie la première édition de son indice de confiance dans la donnée d’entreprise certifiée, un baromètre inédit qui mesure la perception des décideurs français vis-à-vis de la fiabilité, de l’utilité et de la crédibilité de la donnée d’entreprise certifiée.Issue des registres légaux et officiels, la donnée d’entreprise certifiée correspond aux informations officielles et vérifiées sur une entreprise (identité, dirigeants, situation juridique, données publiées…). Collectées, contrôlées et certifiées par les greffes des tribunaux de commerce, ces données constituent une source de référence pour sécuriser les décisions des chefs d’entreprise, qu’il s’agisse de développer une activité, choisir un partenaire ou évaluer un risque.Un niveau de confiance élevé, mais des attentes persistantesAvec un score global de 82/100, la donnée d’entreprise certifiée bénéficie d’un niveau de confiance solide auprès des dirigeants d’entreprises. Ce résultat confirme son rôle central dans la prise de décision économique et stratégique.L’étude met néanmoins en lumière certaines disparités :
- Les dirigeants d’entreprises en croissance affichent un niveau de confiance supérieur à la moyenne (85/100), traduisant un usage plus intensif et stratégique de la donnée.
- À l’inverse, les jeunes dirigeants entre 18 et 24 ans ont tendance à exprimer davantage de réserves (80/100), avec notamment des notes inférieures à 70/100 plus récurrentes, révélant un enjeu de pédagogie autour de la donnée certifiée.
La crédibilité des sources, clé de la confianceParmi les trois dimensions analysées (qualité, utilité et crédibilité), la qualité des données certifiées apparaît comme le critère le mieux évalué avec une note de 8,3 sur 10, confirmant la robustesse des informations issues des registres légaux.La crédibilité des sources et l'utilité stratégique obtiennent des scores légèrement inférieurs (8,1 sur 10 chacun) et présentent un taux de défiance presque deux fois supérieur à celui observé pour la qualité. Ces résultats soulignent l’importance de mieux faire connaître l’origine certifiée de ces données et leurs usages concrets dans la prise de décision.Un outil de pilotage pour les acteurs économiquesAvec cet indice, Infogreffe et OpinionWay ambitionnent de fournir un outil de référence pour suivre l’évolution de la confiance dans la donnée certifiée, dans un contexte où l’accès à une information fiable, opposable et vérifiée devient un avantage décisif pour les entreprises.Ce baromètre a vocation à être publié chaque trimestre et ce afin d’accompagner les transformations des usages et de renforcer la culture de la donnée d’entreprise certifiée comme levier de sécurisation et de performance.Une méthodologie robuste fondée sur 4 dimensions clésÉtude réalisée par OpinionWay pour Infogreffe auprès de 300 entreprises françaises de 50 salariés ou plus.L’indice de confiance dans la donnée certifiée repose sur une méthodologie développée par OpinionWay, combinant mesure déclarative et analyse statistique :
- Recueil des perceptions : les répondants ont été interrogés à travers quatre indicateurs notés de 1 à 10 – confiance globale, qualité, crédibilité et utilité de la donnée certifiée.
- Pondération des dimensions : afin de ne pas traiter chaque critère de manière équivalente, une analyse de corrélation a été menée pour mesurer l’impact réel de chaque dimension (qualité, crédibilité, utilité) sur la confiance globale. Plus une dimension est corrélée à la confiance globale, plus son poids dans l’indice est élevé.
- Construction de l’indice : les notes obtenues ont ensuite été agrégées selon ces pondérations pour produire un score synthétique sur 100, facilitant la lecture et la comparaison dans le temps.
Cette approche permet de refléter fidèlement la perception des décideurs, en intégrant l’importance relative de chaque facteur dans la construction de la confiance.







