Infogreffe - Registre du commerce et des sociétés - Greffe du tribunal de commerce

Siège social et domiciliation collective

domiciliation
siège social
adresse
Publié le jeudi 8 septembre 2022
Mis à jour le vendredi 1er mars 2024

On parle de domiciliation collective lorsque le lieu et l’adresse choisis pour le siège social sont communs à plusieurs entreprises. Centre d’affaires, espace de coworking, pépinière d’entreprise, sous-location, incubateur et couveuse ou encore société de domiciliation, etc.

 

Il existe une multitude de solutions pour domicilier sa future entreprise ! 

 

Où domicilier son siège social ? 

 

Sans siège social, point d’immatriculation ! Si la règlementation manifeste une certaine souplesse quant à laisser le créateur d’entreprise libre de choisir le lieu du siège social, il n’en reste pas moins que sa domiciliation est encadrée juridiquement. Lors de la demande d’immatriculation au RCS, il vous incombera d’apporter la preuve de la réalité de l’adresse retenue et de délivrer un ou plusieurs justificatifs auprès du greffe.

 

 

En pratique, il existe 4 possibilités de domiciliation :  

  • au domicile personnel du représentant légal,
  • dans un local commercial ou professionnel, acheté ou loué,
  • dans un centre d’affaires ou des bureaux partagés,
  •  au sein d’une société de domiciliation. 

 

 

En définitive, ce choix dépend surtout des aspirations et des capacités financières de l’entrepreneur : volonté de séparer son activité professionnelle et personnelle, nécessité de disposer de locaux, souhait de rompre la solitude, désir de développer un réseau, besoin d’accompagnement ou encore par simple stratégie.

 

 

Le choix de l’adresse du siège social demeure primordial car il emporte des conséquences juridiques, fiscales et commerciales :  

 

  • Juridiquement, la localisation du siège social détermine la nationalité de l’entreprise, les tribunaux géographiquement compétents et le lieu de parution des annonces légales, 
  • Fiscalement, il impacte le montant des diverses taxes et impôts auxquels est soumise l’entreprise, 
  • Commercialement, son implantation dans un lieu bénéficiant d’un attrait économique (ou marketing) participe à valoriser l’enseigne aux yeux des clients, fournisseurs et créanciers. Ce, même si la zone d’exploitation diffère de l’adresse administrative du siège social.

 

 

À savoir : Les entreprises qui se créent ou s'installent en zones aidées peuvent bénéficier d’exonérations sous certaines conditions. Ces aides peuvent notamment porter sur l’impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés, la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE), la Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties (TFPB). Pour en savoir plus.

 

La domiciliation collective en pépinières et incubateurs

 

L’objectif des pépinières et incubateurs est de renforcer les chances de succès des jeunes entreprises en leur apportant une structure d’accueil, d’hébergement, d’accompagnement et d’appui. 

 

 

Une pépinière d’entreprises a vocation à héberger les entreprises au cours des deux à quatre premières années d’activité. Elles mettent à disposition une offre de service très complète : location de locaux vides ou meublés, secrétariat, traitement du courrier, salles de réunions… Les entreprises peuvent également y bénéficier de conseils en gestion et d’un suivi dans leur développement.

 

 

Un incubateur intègre dans son dispositif les jeunes entreprises, souvent des startups, afin d’accélérer leur croissance et trouver des leviers financiers. Parmi les services proposés, on retrouve  la possibilité d’héberger la structure, des aides au financement, des mises en relations, des conseils etc. Il existe plusieurs types d’incubateurs d’origines diverses, répartis sur l’ensemble de notre territoire : incubateurs des grandes écoles, incubateurs publics, d’investisseurs ou de groupes industriels.

 

 

Très sollicités, on soulignera que les places en incubateur sont limitées. Les créateurs d’entreprise doivent proposer leur candidature auprès de l’incubateur, déposer un dossier complet argumenté, puis attendre son examen par un comité dédié. 

 

 

Renseignez vous sur les différentes structures existantes sur votre territoire.

 

 

À savoir : Avant la création d’entreprise, le porteur de projet qui souhaite se donner toutes les chances de voir aboutir son idée, peut se faire accompagner par une couveuse. Les couveuses proposent un accompagnement dans la préparation (les phases d’étude de viabilité et de test) jusqu’au lancement du projet. 

 

La domiciliation collective au sein d’une société de domiciliation ou d’un centre d’affaires 

 

Les sociétés de domiciliation et les centres d’affaires sont une autre option possible de domiciliation collective. 

 

 

Ces entreprises sont des prestataires de services qui fournissent à titre professionnel un siège statutaire, une adresse postale ou commerciale et éventuellement d’autres services : location de bureaux ou d’espaces de travail, mise à disposition d’une boîte aux lettres, secrétariat, standard téléphonique, réception et gestion du courrier… 

 

 

Cependant, les entreprises domiciliées devront apporter la plus grande vigilance, au choix de la société de domiciliation en vérifiant que l’adresse de domiciliation commerciale choisie réponde aux conditions dictées par l’ordonnance du 30 janvier 2009, sous peine de rejet de leur immatriculation au RCS.

 

 

À savoir :  les sociétés domiciliataires sont soumises à plusieurs obligations, notamment : 

  • l’obtention d’un agrément préfectoral auprès de la Préfecture territorialement compétente,
  • une immatriculation au RCS, 
  • la mise à disposition de locaux dotés d’une pièce permettant d’assurer la confidentialité des échanges et à permettre une réunion régulière des organes de l'entreprise domiciliée, ainsi que la tenue, la conservation et la consultation des livres, registres et documents prescrits par la règlementation,
  • la délivrance d’un contrat de domiciliation, mentionnant le n° d’agrément préfectoral, d’une durée minimum de trois mois renouvelables par tacite reconduction. 

 

La sous-location d’entreprise à entreprise 

 

Une autre option de domiciliation collective consiste en la sous-location d’entreprise à entreprise. Cela signifie qu’une première entreprise sous-loue, partiellement ou totalement, un local ou un bureau à une seconde entreprise, par le biais d’un bail commercial. Pour qu’elle soit possible, il convient pour le bailleur de vérifier que le bail commercial  autorise cette pratique de manière explicite, car l’article L.145-31 du Code de Commerce indique que “toute sous-location, totale ou partielle, est interdite” dans un local commercial.

 

 

Cependant, la solution de contournement réside dans le fait d’obtenir une autorisation du bailleur exprimée dans le contrat de bail ou dans une lettre officielle.

 

 

Gardez à l’esprit que certains modes de domiciliation collective n’ont qu’un caractère temporaire (couveuses, pépinières, incubateurs). Lors du changement de siège social, il conviendra de modifier les statuts et d’effectuer de nouvelles formalités déclaratives auprès du greffe du Tribunal de commerce. 

 

 

Vous créez votre entreprise ? Consultez notre guide des formalités 

 

 

FAQ 

Comment justifier la domiciliation d'une entreprise ?

Selon le mode de domiciliation choisi, il faudra fournir un justificatif de domicile récent, une attestation de domiciliation, un contrat de domiciliation, un bail commercial signé ou un titre de propriété

 

Qu’est-ce qu’une attestation de domiciliation ?

L’attestation de domiciliation est un document rédigé et signé par le représentant légal ou une autre personne qui héberge l'entreprise. Elle permet de justifier l'adresse du siège social de l'entreprise.

 

Articles qui pourraient vous intéresser

Voir toutes les actualités

Actualités
[Panorama de l’entrepreneuriat – Juillet 2026] : les créations progressent, les radiations restent sous surveillance

58 431 entreprises ont été immatriculées en juillet 2026, soit une hausse de 6,2 % sur un an. Dans le même temps, 38 420 entreprises ont été radiées, en léger recul de 1,9 %. Les ouvertures de procédures collectives diminuent également, avec 5 272 entreprises concernées, soit 5,8 % de moins qu’en juillet 2025. Après un mois de juin marqué par une forte progression simultanée des immatriculations et des radiations, juillet présente donc un visage différent : la dynamique entrepreneuriale reste positive, tandis que les sorties du registre et les procédures collectives ralentissent.Des créations toujours dynamiques, mais concentrées dans quelques secteursAvec 58 431 immatriculations, les créations d’entreprises progressent dans plusieurs secteurs. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques arrivent en tête avec 10 463 immatriculations, soit +69,3 % sur un an. L’information et la communication affiche également une forte progression, à +53,2 %.Les transports et l’entreposage enregistrent pour leur part 6 462 immatriculations, en hausse de 27,3 %.À l’inverse, certains secteurs connaissent un net ralentissement :

  • Hébergement et restauration : 2 322 immatriculations, -32,5 %
  • Activités financières et d’assurance : 2 094, -24,7 %
  • Activités immobilières : 9 449, -5,7 % 

Le commerce et la réparation automobile restent toutefois l’un des principaux moteurs en volume, avec 10 101 nouvelles immatriculations, soit 17,3 % du total. Radiations : le commerce concentre toujours le plus grand nombre de sortiesLes radiations diminuent légèrement en juillet, mais leur répartition par secteur permet de mieux comprendre les mouvements du tissu entrepreneurial.Le commerce et la réparation automobile arrivent largement en tête avec 7 683 radiations, soit 20 % de l’ensemble. Les activités immobilières suivent avec 6 647 radiations, devant la construction avec 3 350 radiations.Quelques évolutions méritent particulièrement l’attention :

  • Transports et entreposage : 2 423 radiations, +19,4 %
  • Information et communication : 1 539, +20 %
  • Activités spécialisées, scientifiques et techniques : 3 031, +10,5 % 

Ces chiffres montrent surtout que la baisse globale des radiations ne se traduit pas de la même manière selon les activités. Certains secteurs voient les radiations progresser alors que d’autres enregistrent un recul marqué. Une autre évolution notable : moins de radiations d’officeLa baisse des radiations s’accompagne d’un changement dans leurs motifs.Les radiations à la suite d’une procédure collective restent le premier motif identifié, avec 13 569 cas, soit 35,5 % du total, en hausse de 10,6 % sur un an. Les radiations volontaires représentent quant à elles 30,3 % des sorties, avec 11 557 cas. En revanche, les radiations d’office reculent fortement : -40,7 %, avec 8 760 cas. Leur poids dans l’ensemble des radiations passe ainsi à 22,9 %, soit 14,8 points de moins qu’un an auparavant. Cette évolution contribue à distinguer juillet des mois précédents : la diminution du nombre total de radiations s’accompagne surtout d'un net recul des radiations d’office.Les difficultés des entreprises reculent, mais pas partoutEn juillet, 5 272 entreprises ont fait l’objet de l’ouverture d’une procédure collective, soit une baisse de 5,8 % par rapport à juillet 2025. Derrière cette évolution nationale, les situations diffèrent selon les territoires.

L’Île-de-France reste la région qui concentre le plus de procédures, avec 1 104 ouvertures, soit 20,9 % du total. Elle est toutefois en léger recul de 1,3 % sur un an.

À l’inverse, certaines régions enregistrent une progression :

  • Pays de la Loire : +17,1 %, avec 376 procédures
  • Bretagne : +15,9 %, avec 204 procédures
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : +3,6 %, avec 579 procédures

À l’opposé, les baisses les plus marquées concernent notamment la Nouvelle-Aquitaine (-26,7 %), le Grand Est (-24,3 %) et la Normandie (-19,1 %). La nature des procédures apporte un autre éclairage : 3 291 liquidations judiciaires, soit -19,1 %, contre 1 710 redressements judiciaires, en hausse de 26,4 %. Les procédures de sauvegarde atteignent 132 cas (+0,8 %). 

Une baisse globale des difficultés d’entreprise, donc, mais une évolution qui reste contrastée selon les territoires et la nature des procédures.Un mois de juillet marqué par un ralentissement des radiationsAu total, les données de juillet dessinent un tableau plus équilibré que celui observé en juin.Mais les écarts entre secteurs restent importants. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques ou encore l’information-communication affichent une forte dynamique à la création, tandis que le commerce concentre toujours le plus grand nombre de radiations. Dans le même temps, la forte progression des redressements judiciaires mérite d’être suivie dans les prochains mois.Juillet apporte donc quelques signaux d’accalmie, sans effacer les disparités qui continuent de traverser le tissu entrepreneurial français.Données sur la période du 1er juillet au 31 juillet 2026 comparées à la même période en 2025.Périmètre : France y compris les DROM, hors Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle.Sources : Infogreffe et Greffes des tribunaux de commerce.

04 / 09 / 2026