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La mise en sommeil d’une entreprise

mise en sommeil
cessation temporaire
Publié le jeudi 8 septembre 2022
Mis à jour le mercredi 30 avril 2025

Lorsqu’une société souhaite geler son activité professionnelle tout en conservant son existence sociale et juridique, sa mise en sommeil est la solution idéale. 

 

Elle permet de faire cesser temporairement son activité en évitant le caractère irréversible de la dissolution-liquidation. 

 

Pourquoi et comment mettre une entreprise en sommeil ?

 

Pour une société, la mise en sommeil correspond à la cessation temporaire de son activité, sans qu'il ne soit procédé à sa radiation. Elle suppose l'arrêt de l'exploitation de l'activité, préalable ou simultané à la déclaration de mise en sommeil, sa capacité financière à survivre temporairement sans exploiter son activité, mais également la fermeture de tout établissement secondaire préalable ou simultanée à celle-ci.

 

Elle ne doit pas servir à masquer des difficultés financières qui doivent faire l'objet selon le cas d'une procédure de prévention des difficultés des entreprises (procédure d'alerte, conciliation), ou d'une procédure collective (sauvegarde, redressement et liquidation judiciaire).

 

Sauf clause contraire dans les statuts ou dispositions particulières de la loi, c'est le représentant légal de la société qui décide de la mise en sommeil. Toutefois, pour limiter sa responsabilité, il peut solliciter une décision de l'associé, de l'actionnaire unique ou de la collectivité des associés ou actionnaires.

 

La déclaration de mise en sommeil doit être faite dans un délai d'un mois à compter de la date de la mise en sommeil. Elle doit être effectuée par le dirigeant auprès du greffe du Tribunal de commerce à l’aide du formulaire M2 (Cerfa n° 11682).


 

Elle donne lieu à une inscription modificative au Registre du Commerce et des Sociétés qui la rend opposable aux tiers et d’une insertion automatique au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (Bodacc) par le greffe.

 

Mettre une entreprise individuelle en sommeil

 

La mise en sommeil d’une entreprise individuelle correspond à la cessation temporaire de son activité sans mettre complètement et définitivement fin à celle-ci. 

 

C’est l'entrepreneur individuel qui décide de cette mise en sommeil. 

 

La formalité doit être réalisée dans un délai d'un mois à compter de la cessation temporaire d'activité à l’aide du formulaire P2 (Cerfa n° 11678). 

 

 

Mise en sommeil d’une entreprise : combien ça coûte ?

 

 

Le prix de la formalité de mise en sommeil comprend les frais d'insertion au Bodacc ainsi que les émoluments du greffe, la TVA, et les frais de l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI). 

 

Le paiement s'effectue à l'ordre du greffe du Tribunal de commerce de la ville concernée. 
Si celui qui effectue la formalité de mise en sommeil de la société n'est pas le représentant légal, un pouvoir conféré par ce dernier au déposant est obligatoirement exigé.

 

Consulter les tarifs des formalités

 

Fonctionnement pendant la mise en sommeil

 

Pendant leur mise en sommeil, les sociétés et les entreprises individuelles voient l'exploitation de leur activité interrompue sans pour autant disparaître. Elles continuent de fonctionner sur le plan juridique, administratif, social et fiscal.
Le représentant légal, après la clôture de chaque exercice social, est tenu notamment d'établir et d'arrêter les comptes annuels et d'appeler, s'il n'est pas lui-même compétent, l'organe de la société qualifié pour statuer sur leur approbation.

 

 

Bon à savoir : la société dont l'activité est suspendue peut s'exposer à une résiliation ou à un non-renouvellement de son bail commercial si celui-ci contient une clause stipulant l'exploitation personnelle du fonds de commerce sans discontinuité. 

 

Fin de la mise en sommeil

 

Fin de la mise en sommeil pour une société

 

 

Deux solutions sont envisageables : la fin de la mise en sommeil en cas de reprise d'activité ou de disparition de la société.

 

Pour y mettre fin, quelle qu'en soit sa cause, le dirigeant doit effectuer une inscription modificative auprès du greffe. 
Si celui qui effectue la formalité de fin de mise en sommeil de la société n'est pas le représentant légal lui-même, un pouvoir conféré par ce dernier au déposant est obligatoirement exigé. 

 

Le formulaire M2 de « Déclaration de modification - personne morale » doit être transmis, accompagné du montant des frais incluant les émoluments du greffe, la TVA, les frais d'INPI et les frais d'insertion au Bodacc. 


 

Pour une fin de mise en sommeil résultant d'une reprise d'activité de la société, le prix de la formalité s’élève à 190,24 euros. En revanche, si c'est une dissolution qui met fin à la mise en sommeil, le prix de la formalité est de 205,50 euros. 
Des frais supplémentaires sont à prévoir pour l'enregistrement de la décision de dissolution auprès du Service des impôts des entreprises et pour la parution de l'annonce légale.

 

 

A savoir : À défaut de décision de reprise d'activité ou de dissolution dans un délai de deux ans, le greffier du Tribunal de commerce peut procéder à la radiation d'office de la société. 

 

Fin de la mise en sommeil d'une entreprise individuelle

 

Avant la fin de la période de mise en sommeil, l'activité de l'entreprise individuelle commerciale peut être réactivée ou arrêtée définitivement et volontairement. 


 

Pour mettre fin à la mise en sommeil, le chef d'entreprise doit effectuer une inscription modificative auprès du greffe. Si celui qui effectue la formalité n'est pas l'entrepreneur individuel lui-même, un pouvoir conféré par ce dernier au déposant est obligatoirement exigé. 

 

Le formulaire P2 CMB de « Déclaration de modification - personne physique » doit être transmis, accompagné du montant des frais incluant les émoluments du greffe, la TVA, les frais d'INPI et les frais d'insertion au Bodacc. Le prix de la formalité est de 104,34 euros.

 

La formalité de radiation d'une entreprise individuelle, à l'aide du formulaire P4 CMB « Déclaration de radiation », auprès du greffe du Tribunal de commerce, est gratuite.

 

A savoir : Au-delà de la durée maximale de cessation temporaire d'activité (deux ans pour une société et un an renouvelable une fois pour une entreprise individuelle), le greffier du tribunal de commerce peut saisir le juge de surveillance des registres, afin qu'il examine l'opportunité d'une radiation de la société ou de l'entreprise individuelle.

 

Le représentant légal est informé de la radiation d'office par lettre recommandée avec avis de réception et dispose d'un délai de six mois pour contester la radiation auprès du juge commis à la surveillance des registres.

 

Le guide des formalités fournit aux entrepreneurs et aux décideurs un panorama fiable, précis et à jour des démarches et formulaires juridiques relatifs aux formalités des entreprises.

 

Consultez notre guide des formalités

 

 

FAQ

Comment faire pour mettre une société en sommeil ?

Pour informer la mise en sommeil d'une société au registre du commerce et des sociétés, une déclaration de modification (formulaire M2) doit être complétée et transmise au greffe. 

 

Qu’est-ce qu’une mise en sommeil ?

Lorsqu'une société cesse toute activité pendant plusieurs mois ou années, sans que ses associés décident de la dissoudre et de la faire radier du registre du commerce et des sociétés, elle est dite « en sommeil ». La société est alors économiquement inactive, mais juridiquement toujours existante.

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Actualités
[Panorama de l’entrepreneuriat – Juillet 2026] : les créations progressent, les radiations restent sous surveillance

58 431 entreprises ont été immatriculées en juillet 2026, soit une hausse de 6,2 % sur un an. Dans le même temps, 38 420 entreprises ont été radiées, en léger recul de 1,9 %. Les ouvertures de procédures collectives diminuent également, avec 5 272 entreprises concernées, soit 5,8 % de moins qu’en juillet 2025. Après un mois de juin marqué par une forte progression simultanée des immatriculations et des radiations, juillet présente donc un visage différent : la dynamique entrepreneuriale reste positive, tandis que les sorties du registre et les procédures collectives ralentissent.Des créations toujours dynamiques, mais concentrées dans quelques secteursAvec 58 431 immatriculations, les créations d’entreprises progressent dans plusieurs secteurs. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques arrivent en tête avec 10 463 immatriculations, soit +69,3 % sur un an. L’information et la communication affiche également une forte progression, à +53,2 %.Les transports et l’entreposage enregistrent pour leur part 6 462 immatriculations, en hausse de 27,3 %.À l’inverse, certains secteurs connaissent un net ralentissement :

  • Hébergement et restauration : 2 322 immatriculations, -32,5 %
  • Activités financières et d’assurance : 2 094, -24,7 %
  • Activités immobilières : 9 449, -5,7 % 

Le commerce et la réparation automobile restent toutefois l’un des principaux moteurs en volume, avec 10 101 nouvelles immatriculations, soit 17,3 % du total. Radiations : le commerce concentre toujours le plus grand nombre de sortiesLes radiations diminuent légèrement en juillet, mais leur répartition par secteur permet de mieux comprendre les mouvements du tissu entrepreneurial.Le commerce et la réparation automobile arrivent largement en tête avec 7 683 radiations, soit 20 % de l’ensemble. Les activités immobilières suivent avec 6 647 radiations, devant la construction avec 3 350 radiations.Quelques évolutions méritent particulièrement l’attention :

  • Transports et entreposage : 2 423 radiations, +19,4 %
  • Information et communication : 1 539, +20 %
  • Activités spécialisées, scientifiques et techniques : 3 031, +10,5 % 

Ces chiffres montrent surtout que la baisse globale des radiations ne se traduit pas de la même manière selon les activités. Certains secteurs voient les radiations progresser alors que d’autres enregistrent un recul marqué. Une autre évolution notable : moins de radiations d’officeLa baisse des radiations s’accompagne d’un changement dans leurs motifs.Les radiations à la suite d’une procédure collective restent le premier motif identifié, avec 13 569 cas, soit 35,5 % du total, en hausse de 10,6 % sur un an. Les radiations volontaires représentent quant à elles 30,3 % des sorties, avec 11 557 cas. En revanche, les radiations d’office reculent fortement : -40,7 %, avec 8 760 cas. Leur poids dans l’ensemble des radiations passe ainsi à 22,9 %, soit 14,8 points de moins qu’un an auparavant. Cette évolution contribue à distinguer juillet des mois précédents : la diminution du nombre total de radiations s’accompagne surtout d'un net recul des radiations d’office.Les difficultés des entreprises reculent, mais pas partoutEn juillet, 5 272 entreprises ont fait l’objet de l’ouverture d’une procédure collective, soit une baisse de 5,8 % par rapport à juillet 2025. Derrière cette évolution nationale, les situations diffèrent selon les territoires.

L’Île-de-France reste la région qui concentre le plus de procédures, avec 1 104 ouvertures, soit 20,9 % du total. Elle est toutefois en léger recul de 1,3 % sur un an.

À l’inverse, certaines régions enregistrent une progression :

  • Pays de la Loire : +17,1 %, avec 376 procédures
  • Bretagne : +15,9 %, avec 204 procédures
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : +3,6 %, avec 579 procédures

À l’opposé, les baisses les plus marquées concernent notamment la Nouvelle-Aquitaine (-26,7 %), le Grand Est (-24,3 %) et la Normandie (-19,1 %). La nature des procédures apporte un autre éclairage : 3 291 liquidations judiciaires, soit -19,1 %, contre 1 710 redressements judiciaires, en hausse de 26,4 %. Les procédures de sauvegarde atteignent 132 cas (+0,8 %). 

Une baisse globale des difficultés d’entreprise, donc, mais une évolution qui reste contrastée selon les territoires et la nature des procédures.Un mois de juillet marqué par un ralentissement des radiationsAu total, les données de juillet dessinent un tableau plus équilibré que celui observé en juin.Mais les écarts entre secteurs restent importants. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques ou encore l’information-communication affichent une forte dynamique à la création, tandis que le commerce concentre toujours le plus grand nombre de radiations. Dans le même temps, la forte progression des redressements judiciaires mérite d’être suivie dans les prochains mois.Juillet apporte donc quelques signaux d’accalmie, sans effacer les disparités qui continuent de traverser le tissu entrepreneurial français.Données sur la période du 1er juillet au 31 juillet 2026 comparées à la même période en 2025.Périmètre : France y compris les DROM, hors Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle.Sources : Infogreffe et Greffes des tribunaux de commerce.

04 / 09 / 2026