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Capital social : Les apports en société

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Publié le jeudi 8 septembre 2022
Mis à jour le lundi 23 décembre 2024

L’apport en capital social est une étape obligatoire lors de la constitution d’une société. Le capital social représente la valeur de départ de l’entreprise et peut se constituer de plusieurs apports : en numéraire, en nature et/ou en industrie. 

 

Pour tout savoir sur le capital social, suivez le guide : 

 

Définition du capital social 

 

Le capital social représente les apports des associés fondateurs et détermine le nombre des parts sociales ou d’actions qu’ils détiendront dans la société constituée. Ces titres leur octroieront des droits politiques, financiers et informatifs proportionnels à leurs apports : droit de présence aux assemblées et de prise de décision, droit de vote, droit aux dividendes et bénéfices, droit d’alerte, etc. 

 

Le capital social sera ainsi composé de l’ensemble des sommes d’argent ou de biens mis à disposition de la société par les associés. 

 

En pratique, pour déposer leur capital social, le ou les associés réunissent une somme d’argent qui sera bloquée, dans un établissement bancaire, avant la création de la société. Cette somme est conservée environ dix jours sur un compte temporaire, le temps nécessaire aux formalités. Dès le Kbis délivré, le banquier transfère l’argent constituant le capital social du compte temporaire vers le compte définitif de la société nouvellement créée. Ainsi, la société dispose de l’argent et peut utiliser les fonds dès le début de son activité (l'argent n'est ni bloqué, ni perdu).

 

À quoi sert le capital social ? 

 

Le montant du capital social figure sur tous les documents légaux et commerciaux de l’entreprise.  A ce titre, ses fonctions sont multiples.

 

Le capital social :

  • constitue les premiers fonds qui servent à financer le démarrage d’activité et les investissements de la société nouvellement créée ;
  • soutient et finance le développement de l’entreprise sur ses premiers mois d’activité ;
  • permet de répartir les pouvoirs au sein d’une société, puisque le montant détenu par chacun définit ses droits sociaux proportionnellement ;
  • forme une certaine sécurité pour les créanciers de la société, ainsi qu’un bon indicateur de la viabilité de l’entreprise. 

 

De nombreux entrepreneurs s’interrogent sur le juste montant d’un capital social. La réponse dépend de la nature de votre projet, de son envergure et des fonds nécessaire à son lancement. Celui-ci est librement fixé par les entrepreneurs puisque la loi n’impose pas de montant minimum pour la création des sociétés à responsabilité limitée (SARL-EURL), par actions (SAS-SASU), en nom collectif et civiles, pour lesquelles un euro suffit.

 

Seules les sociétés par actions (SA) et les sociétés en commandite par actions (SCA) sont tenues par un apport en capital de minimum de 37 000 euros. 

 

À noter : la création d’une entreprise individuelle ou d’une micro-entreprise (ancienne auto-entreprise) ne nécessite pas la constitution d’un capital social. 

 

Quels sont les 3 types d’apports en capital social ? 

 

Les associés fondateurs d’une société disposent de 3 types d’apports en société afin de constituer leur capital social :

 

  • Les apports en numéraire : ils forment l’ensemble des sommes d’argent apportées au capital de l’entreprise. En contrepartie de sa participation financière, chaque associé percevra des parts sociales (ou des actions) de la société. La répartition de ces prérogatives est actée dans les statuts juridiques.

 

  • Les apports en nature : ils se caractérisent par les biens apportés au capital de l’entreprise. Il peut s’agir de biens corporels (immeubles, véhicule, matériel etc.) ou incorporels (fonds de commerce, marque, brevet etc.). Ce type d’apport obéit à des règles précises, notamment sur leur évaluation financière qui sera opérée par un expert indépendant et extérieur à la société, le commissaire aux apports, désignés unanimement par les associés. 

 

A savoir : Pour simplifier la procédure de création d’entreprise, la loi Sapin 2 a prévu une dérogation : Les associés peuvent décider à l’unanimité que le recours à un commissaire aux apports ne sera pas obligatoire, lorsque les deux conditions suivantes sont cumulativement respectées : la valeur de chaque apport en nature est inférieure à 30 000 euros et la valeur totale des apports en nature n’excède pas la moitié du capital social.

 

  • Les apports en industrie : moins courants, ils représentent les connaissances techniques, l’expérience ou encore le réseau professionnel mis à disposition de la société par un associé. Les apports en industrie n’intègrent pas directement le capital social en augmentant sa valeur. Ils seront néanmoins mentionnés dans les statuts de la société et rémunérés par l’attribution de parts spécifiques.

 

 

Souscription et libération du capital social 

 

On parlera de souscription du capital social au moment de la création de la société. La souscription au capital social signifie que les associés s’engagent sur le montant de leurs apports, mentionnés dans les statuts de la société. 

 

Quant à la libération du capital social, elle intervient en principe juste après la signature des statuts dès l’instant que les associés apportent les fonds et les transfèrent sur le compte bancaire de la société formée. 

 

Pour les apports en numéraire, l’associé peut verser son apport en plusieurs fois. Par exemple, effectuer un premier versement à la constitution de la société et d’autres versements ultérieurement.

 

 La libération du capital social se déroule de manières différentes selon le statut juridique de la société : 

 

  • concernant les sociétés à responsabilité limitée : les associés sont tenus de verser leur apport en numéraire à hauteur minimum de 20 % du capital souscrit lors de la constitution de la société. Le solde est ensuite versé en une ou plusieurs fois à une date prévue dans les statuts ou à défaut, à une date fixée par le représentant légal dans un délai maximum de cinq années à compter de l’immatriculation au RCS,
  • concernant les sociétés par actions : les associés doivent libérer leur apport en numéraire à hauteur minimum de 50 % du capital souscrit lors de la constitution de la société. Le solde sera être versé en une ou plusieurs fois, à une date prévue dans les statuts ou à défaut, à une date fixée par le représentant légal dans un délai maximum de cinq années à compter de l’immatriculation au RCS,
  • pour les SNC ou SCS : la libération des apports en numéraire est librement organisée dans les statuts. 

 

À savoir : les apports en nature doivent être intégralement libérés immédiatement. Cela signifie que les biens doivent être remis à la société dès la signature des statuts. 

 

Cet article peut également vous intéresser : tout comprendre sur le capital social

 

 

FAQ

Que veut dire "libérer le capital social" ?

La libération du capital social signifie que les associés apportent les fonds et les transfèrent sur le compte bancaire de la société formée. 

Quels types de biens matériels peut-on déposer en capital social ?

Les associés peuvent effectuer des apports en nature : des biens corporels (immeubles, véhicule, matériel etc.) ou incorporels (fonds de commerce, marque, brevet etc.).

 

 

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Actualités
[Panorama de l’entrepreneuriat – Juillet 2026] : les créations progressent, les radiations restent sous surveillance

58 431 entreprises ont été immatriculées en juillet 2026, soit une hausse de 6,2 % sur un an. Dans le même temps, 38 420 entreprises ont été radiées, en léger recul de 1,9 %. Les ouvertures de procédures collectives diminuent également, avec 5 272 entreprises concernées, soit 5,8 % de moins qu’en juillet 2025. Après un mois de juin marqué par une forte progression simultanée des immatriculations et des radiations, juillet présente donc un visage différent : la dynamique entrepreneuriale reste positive, tandis que les sorties du registre et les procédures collectives ralentissent.Des créations toujours dynamiques, mais concentrées dans quelques secteursAvec 58 431 immatriculations, les créations d’entreprises progressent dans plusieurs secteurs. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques arrivent en tête avec 10 463 immatriculations, soit +69,3 % sur un an. L’information et la communication affiche également une forte progression, à +53,2 %.Les transports et l’entreposage enregistrent pour leur part 6 462 immatriculations, en hausse de 27,3 %.À l’inverse, certains secteurs connaissent un net ralentissement :

  • Hébergement et restauration : 2 322 immatriculations, -32,5 %
  • Activités financières et d’assurance : 2 094, -24,7 %
  • Activités immobilières : 9 449, -5,7 % 

Le commerce et la réparation automobile restent toutefois l’un des principaux moteurs en volume, avec 10 101 nouvelles immatriculations, soit 17,3 % du total. Radiations : le commerce concentre toujours le plus grand nombre de sortiesLes radiations diminuent légèrement en juillet, mais leur répartition par secteur permet de mieux comprendre les mouvements du tissu entrepreneurial.Le commerce et la réparation automobile arrivent largement en tête avec 7 683 radiations, soit 20 % de l’ensemble. Les activités immobilières suivent avec 6 647 radiations, devant la construction avec 3 350 radiations.Quelques évolutions méritent particulièrement l’attention :

  • Transports et entreposage : 2 423 radiations, +19,4 %
  • Information et communication : 1 539, +20 %
  • Activités spécialisées, scientifiques et techniques : 3 031, +10,5 % 

Ces chiffres montrent surtout que la baisse globale des radiations ne se traduit pas de la même manière selon les activités. Certains secteurs voient les radiations progresser alors que d’autres enregistrent un recul marqué. Une autre évolution notable : moins de radiations d’officeLa baisse des radiations s’accompagne d’un changement dans leurs motifs.Les radiations à la suite d’une procédure collective restent le premier motif identifié, avec 13 569 cas, soit 35,5 % du total, en hausse de 10,6 % sur un an. Les radiations volontaires représentent quant à elles 30,3 % des sorties, avec 11 557 cas. En revanche, les radiations d’office reculent fortement : -40,7 %, avec 8 760 cas. Leur poids dans l’ensemble des radiations passe ainsi à 22,9 %, soit 14,8 points de moins qu’un an auparavant. Cette évolution contribue à distinguer juillet des mois précédents : la diminution du nombre total de radiations s’accompagne surtout d'un net recul des radiations d’office.Les difficultés des entreprises reculent, mais pas partoutEn juillet, 5 272 entreprises ont fait l’objet de l’ouverture d’une procédure collective, soit une baisse de 5,8 % par rapport à juillet 2025. Derrière cette évolution nationale, les situations diffèrent selon les territoires.

L’Île-de-France reste la région qui concentre le plus de procédures, avec 1 104 ouvertures, soit 20,9 % du total. Elle est toutefois en léger recul de 1,3 % sur un an.

À l’inverse, certaines régions enregistrent une progression :

  • Pays de la Loire : +17,1 %, avec 376 procédures
  • Bretagne : +15,9 %, avec 204 procédures
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : +3,6 %, avec 579 procédures

À l’opposé, les baisses les plus marquées concernent notamment la Nouvelle-Aquitaine (-26,7 %), le Grand Est (-24,3 %) et la Normandie (-19,1 %). La nature des procédures apporte un autre éclairage : 3 291 liquidations judiciaires, soit -19,1 %, contre 1 710 redressements judiciaires, en hausse de 26,4 %. Les procédures de sauvegarde atteignent 132 cas (+0,8 %). 

Une baisse globale des difficultés d’entreprise, donc, mais une évolution qui reste contrastée selon les territoires et la nature des procédures.Un mois de juillet marqué par un ralentissement des radiationsAu total, les données de juillet dessinent un tableau plus équilibré que celui observé en juin.Mais les écarts entre secteurs restent importants. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques ou encore l’information-communication affichent une forte dynamique à la création, tandis que le commerce concentre toujours le plus grand nombre de radiations. Dans le même temps, la forte progression des redressements judiciaires mérite d’être suivie dans les prochains mois.Juillet apporte donc quelques signaux d’accalmie, sans effacer les disparités qui continuent de traverser le tissu entrepreneurial français.Données sur la période du 1er juillet au 31 juillet 2026 comparées à la même période en 2025.Périmètre : France y compris les DROM, hors Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle.Sources : Infogreffe et Greffes des tribunaux de commerce.

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