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Les 10 points clés pour protéger sa société

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Publié le mercredi 3 août 2022
Mis à jour le lundi 25 mars 2024

Protéger sa société est une nécessité pour tout entrepreneur. La protection de l’entreprise doit permettre de prévenir les risques juridiques et judiciaires ainsi que les litiges professionnels susceptibles de se présenter au cours de la vie de la société.  

 

En fonction de l’activité et du contexte particulier à chaque entreprise, les éléments à déployer pour sa protection ne seront pas exactement les mêmes. Il existe cependant des règles générales qui s’appliquent à toute société pour en assurer la protection. Suivez notre guide en 10 points clés à observer par tout entrepreneur qui souhaite protéger son entreprise.  

 

1. Souscrire une assurance professionnelle

Les nombreuses décisions prises par son ou ses dirigeants sont susceptibles d’engager la responsabilité de la société. Afin de prévenir les risques, différents contrats de protection peuvent être souscrits au titre des assurances professionnelles : 

 

  • L’assurance civile professionnelle  ;
  • L’assurance multirisque professionnelle  ;
  • L’assurance en responsabilité civile décennale  ;
  • L’assurance mutuelle entreprise  ;
  • L’assurance dommages  ;
  • L’assurance des véhicules professionnels  ;
  • L’assurance perte d’exploitation.

 

À savoir : certaines assurances sont obligatoires selon l’activité exercée, notamment : 

 

  • la responsabilité civile professionnelle pour les entreprises du BTP, les professionnels du droit et les professionnels de santé ;
  • l’assurance des véhicules professionnels pour les entreprises de transports ou les commerces ambulants notamment ;
  • l’assurance en responsabilité civile décennale pour les constructeurs et prestataires liés à un maître d’ouvrage.

 

 

2. Être attentif aux clauses du contrat d’assurance 

 

Chaque clause du contrat de protection doit être parfaitement comprise. Il faut porter son attention sur l’ensemble des éléments composant le contrat d’assurance. En cas de doute et pour sécuriser l’opération, le recours à un avocat spécialisé peut être envisagé.  

 

3. Bénéficier d’une assistance juridique 

 

L’intérêt d’une assistance juridique ne se limite pas à l’étape de la rédaction des statuts de la société ou à la résolution d’un conflit. Pour prévenir les risques et éviter les litiges, le recours à un professionnel du droit doit idéalement intervenir de manière préventive. Les risques inhérents à toute activité professionnelle sont nombreux. Il peut s’agir de risques juridiques ou de risques judiciaires, tels qu’une procédure contentieuse dirigée contre l’entreprise. Il est conseillé de recourir aux services d’un avocat spécialisé dès la création de société, afin de se prémunir, dès le départ, des risques liés à l’activité professionnelle exercée. 

 

 

4. Protéger sa marque 

 

Protéger sa société implique d’en protéger les éléments distinctifs. C’est le cas de la marque. Une marque désigne un élément, généralement graphique, permettant d’identifier et de distinguer une entreprise, ses produits et ses services. Le dépôt d’une marque protège l’utilisation par des tiers de signe (nom, logo, dessins…) identique ou similaire à la marque dans le même domaine d’activité. 

 

Afin d’éviter les risques  d’usurpation ou de contrefaçon de votre marque, rapprochez-vous de l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) afin d’effectuer les démarches adéquates. 

 

 

5. Protéger ses brevets 

 

Si votre entreprise a développé une invention, il faut penser à protéger votre propriété intellectuelle en déposant un brevet. Le brevet de propriété industrielle permet à son titulaire de bénéficier d’un monopole d’exploitation sur le territoire français pour une durée de 20 ans au minimum. Les démarches sont à effectuer en ligne sur le site internet de l’INPI.  

 

 

6. Protéger ses dessins et modèles 

 

Si votre société développe des créations esthétiques, il est indispensable de prévenir le risque de contrefaçon. Il convient de déposer les dessins et modèles de l’entreprise auprès de l’INPI. Ce dépôt permet à votre société de bénéficier d’un monopole d’exploitation sur le territoire français pour une durée de 5 ans minimum, renouvelable  cinq fois.  

 

7. Adopter les bonnes pratiques 

 

L’une des bonnes pratiques élémentaires afin de protéger l’entreprise consiste à systématiquement établir des devis. Ils doivent être signés par les clients et accompagnés par des conditions générales de vente complètes et à jour. L’exécution de la commande pourra commencer une fois le devis dûment daté et signé par le client. À défaut de devis, et afin de protéger la société des risques juridiques, il faut établir un contrat signé par les deux parties. Afin d’éviter les litiges, la rédaction de ces documents devra impérativement respecter les conditions légales en vigueur.  

 

8. Conserver des traces 

 

Dans la mesure du possible, toutes les opérations effectuées par la société ainsi que les échanges avec les clients et prestataires doivent être consignés par écrit et conservés. L’envoi d’un mail récapitulatif après une conversation téléphonique durant laquelle des engagements ont été pris fait partie des pratiques à adopter pour protéger sa société. En cas de conflit, le risque judiciaire pourra être maîtrisé par l’apport de preuves écrites intangibles.  

 

9. Prévenir les ruptures abusives de contrats par les clients 

 

Lorsque l’exécution d’une prestation doit s’étendre dans le temps, il peut être nécessaire de demander au client le versement d’un acompte avant le lancement de la mission afin de protéger sa société en sécurisant la relation contractuelle. Dans le même sens, les autres versements doivent être préalablement établis et échelonnés au cours de la réalisation de la mission.  

 

 10. Garder le contact avec la clientèle 

 

Dans les cas où l’entreprise fait appel à des sous-traitants lors de l’exécution d’un contrat, l’entrepreneur doit se protéger des risques d’insatisfaction du client qui pourraient naître. Pour cela, il doit veiller à maintenir un contact étroit avec le client tout au long de la réalisation de la mission, afin d’être en mesure de corriger toute mauvaise trajectoire de manière précoce. 

 

 

FAQ 

Comment protéger le nom de ma société ? 

Le dépôt d’une marque auprès de l’INPI protège l’utilisation par des tiers de signe (nom, logo, dessins, etc.) identique ou similaire à la marque dans le même domaine d’activité. 

Dans quels cas une assurance RC Pro est-elle obligatoire ? 

Une Responsabilité Civile Professionnelle est obligatoire pour certaines natures d’activités, notamment dans l’exercice des professions réglementées : les experts-comptables, les avocats, les notaires, les huissiers de justice, les professionnels de santé (médecins généralistes, dentistes, ostéopathe, kinésithérapeute, etc.), les agences de voyage, les agents généraux d’assurance, les entreprises de transport de personnes ou de marchandises. (liste non exhaustive). 

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Actualités
[Panorama de l’entrepreneuriat – Juillet 2026] : les créations progressent, les radiations restent sous surveillance

58 431 entreprises ont été immatriculées en juillet 2026, soit une hausse de 6,2 % sur un an. Dans le même temps, 38 420 entreprises ont été radiées, en léger recul de 1,9 %. Les ouvertures de procédures collectives diminuent également, avec 5 272 entreprises concernées, soit 5,8 % de moins qu’en juillet 2025. Après un mois de juin marqué par une forte progression simultanée des immatriculations et des radiations, juillet présente donc un visage différent : la dynamique entrepreneuriale reste positive, tandis que les sorties du registre et les procédures collectives ralentissent.Des créations toujours dynamiques, mais concentrées dans quelques secteursAvec 58 431 immatriculations, les créations d’entreprises progressent dans plusieurs secteurs. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques arrivent en tête avec 10 463 immatriculations, soit +69,3 % sur un an. L’information et la communication affiche également une forte progression, à +53,2 %.Les transports et l’entreposage enregistrent pour leur part 6 462 immatriculations, en hausse de 27,3 %.À l’inverse, certains secteurs connaissent un net ralentissement :

  • Hébergement et restauration : 2 322 immatriculations, -32,5 %
  • Activités financières et d’assurance : 2 094, -24,7 %
  • Activités immobilières : 9 449, -5,7 % 

Le commerce et la réparation automobile restent toutefois l’un des principaux moteurs en volume, avec 10 101 nouvelles immatriculations, soit 17,3 % du total. Radiations : le commerce concentre toujours le plus grand nombre de sortiesLes radiations diminuent légèrement en juillet, mais leur répartition par secteur permet de mieux comprendre les mouvements du tissu entrepreneurial.Le commerce et la réparation automobile arrivent largement en tête avec 7 683 radiations, soit 20 % de l’ensemble. Les activités immobilières suivent avec 6 647 radiations, devant la construction avec 3 350 radiations.Quelques évolutions méritent particulièrement l’attention :

  • Transports et entreposage : 2 423 radiations, +19,4 %
  • Information et communication : 1 539, +20 %
  • Activités spécialisées, scientifiques et techniques : 3 031, +10,5 % 

Ces chiffres montrent surtout que la baisse globale des radiations ne se traduit pas de la même manière selon les activités. Certains secteurs voient les radiations progresser alors que d’autres enregistrent un recul marqué. Une autre évolution notable : moins de radiations d’officeLa baisse des radiations s’accompagne d’un changement dans leurs motifs.Les radiations à la suite d’une procédure collective restent le premier motif identifié, avec 13 569 cas, soit 35,5 % du total, en hausse de 10,6 % sur un an. Les radiations volontaires représentent quant à elles 30,3 % des sorties, avec 11 557 cas. En revanche, les radiations d’office reculent fortement : -40,7 %, avec 8 760 cas. Leur poids dans l’ensemble des radiations passe ainsi à 22,9 %, soit 14,8 points de moins qu’un an auparavant. Cette évolution contribue à distinguer juillet des mois précédents : la diminution du nombre total de radiations s’accompagne surtout d'un net recul des radiations d’office.Les difficultés des entreprises reculent, mais pas partoutEn juillet, 5 272 entreprises ont fait l’objet de l’ouverture d’une procédure collective, soit une baisse de 5,8 % par rapport à juillet 2025. Derrière cette évolution nationale, les situations diffèrent selon les territoires.

L’Île-de-France reste la région qui concentre le plus de procédures, avec 1 104 ouvertures, soit 20,9 % du total. Elle est toutefois en léger recul de 1,3 % sur un an.

À l’inverse, certaines régions enregistrent une progression :

  • Pays de la Loire : +17,1 %, avec 376 procédures
  • Bretagne : +15,9 %, avec 204 procédures
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : +3,6 %, avec 579 procédures

À l’opposé, les baisses les plus marquées concernent notamment la Nouvelle-Aquitaine (-26,7 %), le Grand Est (-24,3 %) et la Normandie (-19,1 %). La nature des procédures apporte un autre éclairage : 3 291 liquidations judiciaires, soit -19,1 %, contre 1 710 redressements judiciaires, en hausse de 26,4 %. Les procédures de sauvegarde atteignent 132 cas (+0,8 %). 

Une baisse globale des difficultés d’entreprise, donc, mais une évolution qui reste contrastée selon les territoires et la nature des procédures.Un mois de juillet marqué par un ralentissement des radiationsAu total, les données de juillet dessinent un tableau plus équilibré que celui observé en juin.Mais les écarts entre secteurs restent importants. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques ou encore l’information-communication affichent une forte dynamique à la création, tandis que le commerce concentre toujours le plus grand nombre de radiations. Dans le même temps, la forte progression des redressements judiciaires mérite d’être suivie dans les prochains mois.Juillet apporte donc quelques signaux d’accalmie, sans effacer les disparités qui continuent de traverser le tissu entrepreneurial français.Données sur la période du 1er juillet au 31 juillet 2026 comparées à la même période en 2025.Périmètre : France y compris les DROM, hors Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle.Sources : Infogreffe et Greffes des tribunaux de commerce.

04 / 09 / 2026