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Le procès-verbal d’assemblée d’approbation des comptes des sociétés commerciales

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Publié le jeudi 8 septembre 2022
Mis à jour le lundi 19 février 2024

Les sociétés sont soumises à différentes obligations, notamment concernant l’approbation et le dépôt de leurs comptes annuels au greffe du Tribunal de commerce. 

 

Que signifie cette procédure ? Comment la mettre en place ? Comment rédiger le procès-verbal d’approbation ? 

 

Quelle est l’utilité d’un procès-verbal d'assemblée d'approbation des comptes ?

La décision des associés ou des actionnaires d'approuver ou de refuser les comptes annuels ne peut être prise, en principe, qu'en assemblée réunie annuellement.
 

Le procès-verbal d'assemblée est la seule solution retenue par la loi pour la restitution des décisions prises en assemblée.

 

La valeur probante de ce procès-verbal est importante. Il est juridiquement sécurisé par un formalisme bien précis. 

 

 

Lire aussi : Comment rédiger un procès-verbal d’assemblée ?

 

La procédure d’approbation et de dépôt des comptes

 

Voici les étapes à suivre : 

 

  • La convocation de l’assemblée générale : le mode et le délai de convocation de l'assemblée peuvent varier en fonction de ce qui a été prévu dans les statuts.

     
  • La tenue de l’assemblée générale : l’assemblée doit avoir lieu annuellement, dans les 6 mois suivant la clôture de l'exercice social.

     
  • La rédaction des documents : une fois l’approbation des comptes sociaux effectuée, la rédaction des documents obligatoires a lieu, notamment celle du procès-verbal.

     
  • Le dépôt des comptes annuels : les comptes sociaux annuels accompagnés du procès-verbal de l’assemblée doivent être déposés auprès du greffe du Tribunal de commerce dans un délai d'un mois suivant la tenue de l'assemblée. Ce délai est de deux mois en cas de dépôt par voie électronique.

 

 

Combien coûte le dépôt de comptes ? 

 

Pour le dépôt des comptes annuels, il faut compter entre 300 € et 800 € pour la rédaction des documents juridiques d’approbation des comptes par un expert-comptable ou un avocat. Il faut ensuite ajouter les frais de greffe liés au dépôt des comptes qui s’élèvent environ à 45€.

 

Que doit contenir le procès-verbal d'approbation des comptes ?

 

Plusieurs règles, parfois communes aux différentes formes juridiques de sociétés, parfois spécifiques à certaines d'entre elles, régissent les procès-verbaux.

 

Dans les SARL, le procès-verbal d'assemblée doit comprendre, principalement, les informations suivantes :


- La date et le lieu de réunion ;
- Les nom, prénom usuel et qualité du président de l'assemblée ;
- Les nom et prénom des associés présents ou représentés avec l'indication du nombre de parts sociales détenues par chacun d'eux ; 
- Les documents et rapports soumis à l'assemblée ;
- Un résumé de l'intégralité des débats ;
- Le texte des résolutions mises aux voix ;
- Le résultat des votes.

 

 

Dans les SA, le procès-verbal d'assemblée doit comprendre, principalement, les informations suivantes :
 

- La date et le lieu de la réunion ;
- Le mode de convocation ;
- L'ordre du jour ;
- La composition du bureau ;
- Le nombre d'actions participant au vote ;
- Le quorum atteint ;
- L'énoncé des documents et des rapports soumis à l'assemblée ;
- Un résumé de l'intégralité des débats ;
- Le texte des résolutions mises aux voix ;
- Le résultat des votes.

 

 

Dans les SNC, le procès-verbal d'assemblée doit comprendre, principalement, les informations suivantes :



- La date et le lieu de la réunion ;
- Les nom et prénom des associés présents ou représentés ;
- Les documents et rapports soumis à discussion ;
- Un résumé de l'intégralité des débats ;
- Le texte des résolutions mises aux voix ;
- Le résultat des votes. 

 

Les résolutions d’approbation des comptes et d’affectation de résultat

 

La résolution d'approbation des comptes du dernier exercice écoulé

 

L'organe exécutif des sociétés commerciales doit, une fois par an et au plus tard dans les six mois suivants la date de clôture du dernier exercice écoulé, soumettre les comptes annuels de cet exercice au vote de la collectivité des associés ou des actionnaires, généralement, réunie en assemblée. 

 


Bon à savoir : dans les sociétés unipersonnelles, l'approbation des comptes est matérialisée par un dépôt des comptes annuels au greffe du Tribunal de commerce. 

 

 

Comment cela se passe-t-il ? L'organe exécutif propose à l'assemblée de voter le projet de résolutions, parmi lesquelles figure l'approbation des comptes annuels. 

 

La résolution d'approbation vise les éléments ci-dessous :
- L'inventaire du dernier exercice écoulé ;
- Les comptes annuels de cet exercice ;
- Le quitus aux organes exécutifs pour la bonne exécution de leur mandat et/ou de leur gestion pour ledit exercice ;

 

Lors de l'assemblée, les associés ou actionnaires peuvent approuver les comptes annuels, les modifier ou bien les rejeter. 
La résolution adoptée peut donc être d'approbation, de modification ou de rejet. 

 

 

D’autres documents n'ont pas à être approuvés par l'assemblée mais sont tout de même cités par la résolution pour justifier que la collectivité les a bien pris en compte :

 

- Le rapport annuel de gestion portant sur le dernier exercice écoulé et, s'il y a lieu, le tableau des résultats des cinq derniers exercices (SA et SCA) ;
- Le rapport du conseil de surveillance, pour les SA à directoire et à conseil de surveillance et les SCA ; 
- Le rapport du (des) commissaire(s) aux comptes sur les comptes annuels pour les sociétés commerciales, si au moins un commissaire aux comptes est en fonction dans la société.

 

Résolution d'affectation du résultat de l'exercice

 

La collectivité des associés ou des actionnaires peut décider d'approuver ou de refuser la destination de l'utilisation du résultat de l'exercice social écoulé, proposée par l'organe exécutif de la société. 

 

L’affectation du résultat de l'exercice social écoulé :

  • Lorsque le résultat est une perte, l'affectation consiste, en principe, à porter ce résultat dans un compte « report à nouveau », figurant au passif du bilan, dans les capitaux propres, en déduction du total des autres comptes de situation nette ou d'imputer ce résultat sur les comptes de réserve  ;

     
  • Lorsque le résultat de l'exercice est un bénéfice, l'affectation consiste, en principe, à déterminer l'utilisation de la somme correspondante au profit de la société et/ou de ses associés ou actionnaires, sous forme de dividendes ; 

 

Bon à savoir : le procès-verbal de l'assemblée annuelle d'approbation des comptes doit indiquer la situation de la société au regard du versement ou de l'absence de versement de dividendes au titre de chacun des trois exercices précédant le dernier exercice écoulé. 

 

 

Lire aussi : tout comprendre sur les comptes sociaux

 

Est-ce obligatoire de faire approuver ses comptes ?

 

L'organe exécutif des sociétés commerciales doit soumettre, chaque année, les comptes de l'exercice écoulé à l'approbation de la collectivité des associés ou des actionnaires réunis, en principe, en assemblée générale annuelle. 
L'inexécution de cette obligation emporte de lourdes sanctions pénales pouvant aller jusqu’à un emprisonnement de six mois et une amende de 9 000 euros. 

 

 

Bon à savoir : des règles particulières régissent l’approbation des comptes des SCI. Aucun texte de loi n’impose que les associés approuvent les comptes. 

 

 

Les membres des organes exécutifs visés par ces peines sont :
- le président ou les administrateurs des sociétés anonymes à conseil d'administration ;
- les membres du directoire des sociétés anonymes à directoire et à conseil de surveillance ;
- les gérants de SARL…

 

 

Bon à savoir : Par dérogation à ces dispositions, les dirigeants de SAS ne sont passibles d'aucune de ces sanctions.

 

 

Si l'assemblée annuelle d'approbation des comptes n'est pas réunie dans le délai légal, les dirigeants encourent une mise en cause judiciaire de leur responsabilité civile pour faute de gestion. Ils s’exposent à une condamnation à des dommages et intérêts si le retard a causé un préjudice à la société ou à ses membres actionnaires ou associés.

 

 

C'est pour cela que les membres de l'organe exécutif des sociétés commerciales doivent justifier avoir soumis à l'approbation annuelle de la collectivité des associés ou actionnaires les comptes sociaux de l'exercice écoulé.

 

 

Cette preuve doit être apportée :

  • Dans les SA : par le président ou les autres membres du conseil d'administration ou du directoire, selon que la société est dotée de l'un ou l'autre de ces organes ;
  • Dans les SAS : par le président et les dirigeants désignés à cet effet dans les statuts
  • Dans les sociétés dotées d'une gérance : par le ou les gérants.

 

 

 

FAQ

Combien coûte le dépôt de comptes ? 

Pour le dépôt des comptes annuels, il faut compter entre 300 € et 800 € pour la rédaction des documents juridiques d’approbation des comptes par un expert-comptable ou un avocat. Il faut ensuite ajouter les frais de greffe liés au dépôt des comptes qui s’élèvent environ à 45€.

 

Combien coûtent les frais de greffe ?

Vous pouvez consulter les tarifs des formalités sur le site Infogreffe, en suivant ce lien.

 

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Actualités
[Panorama de l’entrepreneuriat – Juillet 2026] : les créations progressent, les radiations restent sous surveillance

58 431 entreprises ont été immatriculées en juillet 2026, soit une hausse de 6,2 % sur un an. Dans le même temps, 38 420 entreprises ont été radiées, en léger recul de 1,9 %. Les ouvertures de procédures collectives diminuent également, avec 5 272 entreprises concernées, soit 5,8 % de moins qu’en juillet 2025. Après un mois de juin marqué par une forte progression simultanée des immatriculations et des radiations, juillet présente donc un visage différent : la dynamique entrepreneuriale reste positive, tandis que les sorties du registre et les procédures collectives ralentissent.Des créations toujours dynamiques, mais concentrées dans quelques secteursAvec 58 431 immatriculations, les créations d’entreprises progressent dans plusieurs secteurs. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques arrivent en tête avec 10 463 immatriculations, soit +69,3 % sur un an. L’information et la communication affiche également une forte progression, à +53,2 %.Les transports et l’entreposage enregistrent pour leur part 6 462 immatriculations, en hausse de 27,3 %.À l’inverse, certains secteurs connaissent un net ralentissement :

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Le commerce et la réparation automobile restent toutefois l’un des principaux moteurs en volume, avec 10 101 nouvelles immatriculations, soit 17,3 % du total. Radiations : le commerce concentre toujours le plus grand nombre de sortiesLes radiations diminuent légèrement en juillet, mais leur répartition par secteur permet de mieux comprendre les mouvements du tissu entrepreneurial.Le commerce et la réparation automobile arrivent largement en tête avec 7 683 radiations, soit 20 % de l’ensemble. Les activités immobilières suivent avec 6 647 radiations, devant la construction avec 3 350 radiations.Quelques évolutions méritent particulièrement l’attention :

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Ces chiffres montrent surtout que la baisse globale des radiations ne se traduit pas de la même manière selon les activités. Certains secteurs voient les radiations progresser alors que d’autres enregistrent un recul marqué. Une autre évolution notable : moins de radiations d’officeLa baisse des radiations s’accompagne d’un changement dans leurs motifs.Les radiations à la suite d’une procédure collective restent le premier motif identifié, avec 13 569 cas, soit 35,5 % du total, en hausse de 10,6 % sur un an. Les radiations volontaires représentent quant à elles 30,3 % des sorties, avec 11 557 cas. En revanche, les radiations d’office reculent fortement : -40,7 %, avec 8 760 cas. Leur poids dans l’ensemble des radiations passe ainsi à 22,9 %, soit 14,8 points de moins qu’un an auparavant. Cette évolution contribue à distinguer juillet des mois précédents : la diminution du nombre total de radiations s’accompagne surtout d'un net recul des radiations d’office.Les difficultés des entreprises reculent, mais pas partoutEn juillet, 5 272 entreprises ont fait l’objet de l’ouverture d’une procédure collective, soit une baisse de 5,8 % par rapport à juillet 2025. Derrière cette évolution nationale, les situations diffèrent selon les territoires.

L’Île-de-France reste la région qui concentre le plus de procédures, avec 1 104 ouvertures, soit 20,9 % du total. Elle est toutefois en léger recul de 1,3 % sur un an.

À l’inverse, certaines régions enregistrent une progression :

  • Pays de la Loire : +17,1 %, avec 376 procédures
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  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : +3,6 %, avec 579 procédures

À l’opposé, les baisses les plus marquées concernent notamment la Nouvelle-Aquitaine (-26,7 %), le Grand Est (-24,3 %) et la Normandie (-19,1 %). La nature des procédures apporte un autre éclairage : 3 291 liquidations judiciaires, soit -19,1 %, contre 1 710 redressements judiciaires, en hausse de 26,4 %. Les procédures de sauvegarde atteignent 132 cas (+0,8 %). 

Une baisse globale des difficultés d’entreprise, donc, mais une évolution qui reste contrastée selon les territoires et la nature des procédures.Un mois de juillet marqué par un ralentissement des radiationsAu total, les données de juillet dessinent un tableau plus équilibré que celui observé en juin.Mais les écarts entre secteurs restent importants. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques ou encore l’information-communication affichent une forte dynamique à la création, tandis que le commerce concentre toujours le plus grand nombre de radiations. Dans le même temps, la forte progression des redressements judiciaires mérite d’être suivie dans les prochains mois.Juillet apporte donc quelques signaux d’accalmie, sans effacer les disparités qui continuent de traverser le tissu entrepreneurial français.Données sur la période du 1er juillet au 31 juillet 2026 comparées à la même période en 2025.Périmètre : France y compris les DROM, hors Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle.Sources : Infogreffe et Greffes des tribunaux de commerce.

04 / 09 / 2026