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12/08/2015 PROFIL > Chef d'entreprise , Tout public , Direction , Conseil financier

7 milliards de dollars : des levées de fonds historiques pour les « licornes » européennes

Une étude de Clipperton Finance et Digimind révèle que des start-ups européennes ont bénéficié de levées de fonds pour plus de 6,9 milliards de dollars au cours du 1er semestre 2015 (ce montant exclut les levées de fonds de moins de 500 000 dollars et les introductions en Bourse).

Le montant total des fonds réunis par ces jeunes sociétés innovantes a augmenté de 86% en 1 an. Ces chiffres dénotent un regain de confiance des investisseurs privés qui n'hésitent pas à fournir des fonds aux sociétés innovantes européennes afin d'alimenter leur croissance.

Cette nette augmentation s'inscrit dans un contexte où les levées de fonds sont globalement en hausse au niveau mondial, et notamment aux États-Unis où des start-ups telles que Uber, Airbnb, Snapchat et Pinterest rassemblent 4 à 5 fois plus d'investissements que les « licornes » européennes qui sont toutefois en plein essor.

Les « licornes » sont les sociétés qui connaissent une croissance très importante sur une période réduite, et dont la valorisation s'élève à plus de 1 milliard de dollars. Ainsi, selon l'étude en question, Delivery Hero, Funding Circle, Home24 et Spotify émergent plus particulièrement du lot.

Delivery Hero, la société allemande de livraison de produits alimentaires à domicile, a levé 568 millions de dollars entre janvier et juin 2015. L'entreprise suédoise Spotify cumule, elle, plus de 526 millions de dollars de fonds privés sur la même période. En Europe, la tendance est nettement au recours au capital privé.

 

Qu'en est-il des sociétés françaises ?

Sigfox, un opérateur français sur les réseaux cellulaires basses fréquences se place en 8ème position des « licornes » européennes ayant eu recours à des levées de fonds hors du commun au premier semestre (115 millions de dollars).  

La France a concentré 159 opérations de levée de fonds ce qui dénote un réel dynamisme. Clipperton Finance en déduit qu'il s'agit d'une conséquence du « très bon tissu de financement en France ». 

Au cours du second semestre 2015, et toujours selon Clipperton Finance, le mouvement devrait se poursuivre. Des opérations importantes ont en effet d'ores et déjà eu lieu depuis la publication de l'étude.